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RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN ALGÉRIE

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RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN ALGÉRIE

Message par aguemoune le Jeu 16 Déc - 12:46

Dossier : Recherche scientifique (Mercredi 21 Octobre 2009)

RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN ALGÉRIE
Un secteur qui ne trouve pas sa voie
Par : Nahla Rif

La pratique de la recherche scientifique en Algérie n’est pas une sinécure. L’Algérie est classée à l’échelle continentale, selon une enquête coréenne, loin derrière les prestigieuses universités sud-africaines. Le budget représentant 1% du PIB (celui réservé à la recherche en Europe oscille entre 1,85% et 3,1%, stat. 2004) est conséquent mais souffre de mauvaise gestion. Et le système LMD encourage les nouveaux diplômés à partir. Pourquoi autant de points noirs ? Notre enquête auprès de nos éminences grises nous a permis de mieux cerner une crise “multidirectionnelle”.

L’année 2009 aura été sans conteste l’année de la recherche scientifique : les assises de la recherche en mathématiques, en sciences médicales, en sciences sociales et humaines, etc., se sont succédé pour aboutir au Salon national de la recherche scientifique tenu à Sétif. Il se trouve que ces assemblées de scientifiques sont tenues dans un contexte politique favorable qui encourage l’exercice de la recherche. Mais qu’en est-il du côté des chercheurs ? Versant dans l’autodérision, certains nous ont lancé tout de go que “les chercheurs qui cherchent, on en trouve mais les chercheurs qui trouvent on en cherche”.
En réalité cette déclaration renseigne sur un malaise : celui de l’université algérienne. Ce qui est d’autant plus intéressant et qui nous a été révélé par cette enquête c’est que les avis des acteurs de la recherche, sans pour autant être divergents, ne se recoupent pas via une logique convergente où le problème est identifié et unique. Le retard technologique et technique, l’inexistence de tissu industriel performant, les importations massives se chiffrant en centaines de milliers de dollars sont autant d’indicateurs que les chercheurs interprètent dans le jargon de leur filière respective.
Il va sans dire que la bonne santé de l’activité économique va de pair avec l’évolution technologique, voire l’innovation continue, sachant que cette dernière trouve sa source dans la recherche scientifique dont le berceau n’est autre que l’université ! Dans les sociétés modernes on parle de modèles séquentiels (conception classique) puis structurés “en réseaux” pour décrire la relation évolutive entre la science et le monde de l’économie.
Relation qui a su impliquer le client qui devient dès lors partie prenante dans cette chaÎne de “pensée-pratique”. Pour autant, il faut admettre que nous sommes encore loin de toute cette littérature-signature de contrats entre les centres de recherche et les entreprises, l’engagement des uns et des autres restant très faible. De la recherche scientifique qui longtemps, chez nous, n’a pas été une priorité nationale à l’autonomie décriée par les chercheurs, non structurés en réseau, en passant par l’inexistence de contexte de compétition (publications) et les problèmes de gestion et de lourdeurs bureaucratiques, il va sans dire que tous ces ingrédients réunis ne pouvaient plaider en faveur du développement.
Toutefois, tant bien que mal, mus par une quête vitale de la vérité ou par le besoin de comprendre le monde qui nous entoure (la recherche fondamentale), certains chercheurs veulent bien croire que les choses sont en train de changer et qu’elles ont quelque peu changé depuis la loi de 1999 sur la recherche scientifique. Or, la réalité reste peu reluisante. En effet, le professeur Chitour, enseignant-chercheur à l’École polytechnique d’Alger, vice-président du Conseil national d’éthique évoque l’inexistence de règles d’éthique dans les établissements universitaires.

Corruption, bureaucratie, falsification des données…
Il cite la corruption, la dégradation de la situation matérielle de l’enseignant, la fraude et la falsification des données expérimentales (tricheries et truquage des résultats d’enquêtes) et l’interférence dans le pédagogique (étant du strict ressort de l’enseignant), pour ne citer que ces aspects qui entachent la démarche scientifique reposant sur des valeurs nobles.
Évoquant dans un autre chapitre les Programmes nationaux de la recherche (PNR), le professeur Chitour nous a rappelé que “depuis les premières Assises nationales auxquelles j’avais assisté et auxquelles était présent feu Ben Yahia, les axes n’ont pas vraiment évolué ! On croit qu’en donnant de l’argent à l’université, on produit de la recherche. La recherche, c’est un état d’esprit ! Quand l’USTHB ferme ses portes à 15h, l’École polytechnique à 16h, alors que la recherche n’a pas de limites et qu’on peut devoir être au laboratoire jusqu’à des heures tardives,… quand le gardien vient gentiment vous signifier qu’il doit fermer !! L’université qui fonctionne 8 heures par jour, ce n’est pas normal. Celle de Mexico fonctionne 22 heures sur 24 heures en trois brigades de 7 heures, ce qui veut dire qu’une université comme Bab Ezzouar peut aller jusqu’à 100 000 étudiants. Or, pour cela il faut que toutes les conditions afférentes soient réunies : la restauration, le transport, la sécurité et tout le reste”. Le professeur Chitour estime que “si nos gouvernants ne changent pas de regard vis-à-vis de l’enseignant et de la matière grise et ne valorisent pas ceux qui forment l’élite de ce pays, rien de pérenne ne se fera !” Le responsable des ressources humaines au CDER abonde dans ce sens : “Dans l’exécution des programmes de recherche, il faut qu’on se donne des objectifs soumis à l’analyse en vue d’évaluer ce qui a été fait et de savoir pourquoi tel ou tel programme n’a pas abouti.” Cette évaluation incombe, nous explique M. Amor Bouhdjar, au CNR (Centre national de Recherche) sous la présidence du chef du gouvernement.
Un autre enseignant-chercheur à l’ENP ayant requis l’anonymat et ayant à son actif plusieurs publications internationales, notamment en France et aux Etats-Unis d’Amérique, a évoqué l’aspect relatif à la fermeture des écoles et universités algériennes, lequel aspect entrave lourdement la pratique de la recherche. “Il faut que l’environnement se prête à l’exercice de la recherche !” Notre interlocuteur a séjourné en tant que chercheur pendant plusieurs années dans un laboratoire étranger et en dit à ce propos qu’“autant l’acte de la recherche y était inlassablement renouvelé, chaque jour avec plaisir et enthousiasme, autant son accomplissement est stressant et appréhendé chaque jour que Dieu fait en Algérie”. Et d’ajouter : “Même en tant que chercheur étranger, il me suffisait de passer un coup de téléphone au fournisseur pour recevoir mon produit dans les heures qui suivent, le bon de commande étant envoyé plusieurs jours après. Dans mon pays, faute de confiance, je suis contrôlé à toutes les étapes. Cela sans compter que l’accès au laboratoire m’était autorisé à n’importe quelle heure, même les week-ends et les jours fériés en cas de nécessité. Ici, c’est le service de gardiennage qui impose ses horaires. On est souvent invité à quitter les lieux pour cause de verrouillage des portes et tant pis si la manipulation n’est pas terminée ! Tout cela sans compter les coupures d’eau (certaines manipulations nécessitent une arrivée continue d’eau) et les coupures d’électricité (appareils grillés,..)”. Un autre chercheur au Centre de développement des énergies renouvelables, directeur de laboratoire nous dira la même chose : “Si ici la procédure est plus ou moins rapide, néanmoins il faut savoir que dans d’autres centres, on est obligé de rédiger une demande au responsable du budget et de patienter. Il faut de surcroît faire face aux lenteurs (il faut au moins trois factures pro format,…)”
En somme, le point noir que les chercheurs que nous avons approchés ont cité est la bureaucratisation outrancière du secteur de la recherche. Un environnement hostile dans lequel ils évoluent tant bien que mal, car leur situation sociale est également loin d’être enviable : manque de considération de la part de la société civile et des pouvoirs publics, absence de bourse pour les thésards, cela sans compter les maigres salaires récemment revus à la hausse des chercheurs qui ne dépasseraient pas les 3000 à l’échelle nationale, toutes filières confondues. Depuis la promulgation, il y a une année environ du nouveau statut, il y a eu une augmentation salariale relative. Toutefois, les chercheurs nous ont confié qu’ils n’ouvraient pas systématiquement droit aux stages à l’étranger, notamment. C’est via des critiques acerbes que le docteur S. K., médecin spécialiste dans la médecine du travail et chercheur dans ce domaine s’est exprimé sur la recherche en Algérie. Après une synthétique analyse rétrospective, le docteur S. K. rappelle combien “le budget alloué à la recherche depuis l’indépendance par le pouvoir en place aura été dérisoire, comparativement aux pays développés et notamment par rapport aux pays de notre sphère géographique. Cela dénote la place réservée à la science (surtout la cartésienne) et aux hommes de science et par extension à tout esprit critique et non inféodé”. Et d’ajouter : “Ce n’est certainement pas avec une intelligentsia instrumentalisée que l’on pouvait faire des fers de lance dans ce domaine !”
Notre chercheur n’a pas omis de rappeler que la décennie noire a été synonyme de régression et favorisé le départ massif de nos éminences grises à l’étranger. Il en a aussi résulté, souligne-t-il, la démobilisation de ceux qui n’ont pas pu ou voulu partir. D’autres facteurs ont desservi la science chez nous dont le “chaos” économique. “A contrario, dans les pays développés, les commandes des industriels constituent l’essentiel des cahiers des charges des chercheurs, en plus des conséquentes subventions de l’État, des mécènes, de la coopération et des aides internationales. Il faut savoir aussi que dans ces pays, l’armée est un puissant tracteur de la recherche. Néanmoins, ce n’est pas le néant même s’il y a loin de la coupe aux lèvres !” conclut avec une note d’optimisme, toutefois mesuré, notre interlocuteur. Ces déclarations sont corroborées par le témoignage d’une autre enseignante-chercheur qui fait observer qu’“à l’étranger, les travaux de recherche sont le plus souvent définis et financés par des entreprises et orientés vers des applications pratiques. L’état d’avancement est constamment discuté et les moyens sont mis à la disposition du chercheur. En Algérie, les contacts avec le milieu industriel sont quasiment inexistants et souvent des travaux sans aucun impact socioéconomique sont effectués. Alors on meuble son temps et on se justifie par des résultats qui ne peuvent même pas faire l’objet de publication !” Ce qui est d’autant plus déplorable, c’est qu’outre-mer, ils sont nombreux, voire très nombreux les chercheurs algériens qui publient leurs travaux dans des revues de renom alors qu’en Algérie, des thèses de doctorat traînent dans les tiroirs des années durant sans pouvoir être soutenues faute de publication.
Les pays européens en sont arrivés à comparer leurs performances technologiques – dans des domaines comme l’espace, les trains à grande vitesse ou encore l’électronucléaire – qu’ils veulent supérieures à celles des États-Unis d’Amérique. C’est une concurrence ardue dont les enjeux économiques et géostratégiques sont vitaux. Et dans cette logique tout est orchestré de façon à réunir – tant bien que mal – toutes les conditions pour garantir l’autonomie des chercheurs. Une autonomie remise en question puis finalement comprise.
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